J’aime bien me promener la nuit, j’apprécie son silence relatif et la perception de notre commune toute autre. L’autre soir, lors d’une de mes pérégrinations, je me retrouvais sur les quartiers les plus en hauteur. Quel spectacle  !!! Le port, la grande roue, toutes ses ruelles, ses grandes artères tellement bien dessinées par toutes ces lumières. Je voyais le long serpent de l’avenue Vincent Auriol finement souligné d’étoiles scintillantes filer jusqu’au quartier voisin de la Favière avec son port tout aussi resplendissant. 

Bientôt un sentiment de gêne me vint…

Quelle dépense d’énergie ! A-t-on vraiment besoin d’autant ? Immédiatement l’argument de la sécurité et celui du bien-être public s’imposent. Mais, à notre époque, où l’on traque la moindre économie budgétaire et d’énergie, dans une époque où l’on responsabilise, on l’on culpabilise le citoyen au devenir de notre belle planète, ne pourrait-on pas simplement éteindre un lampadaire sur deux, éteindre à certaines heures nos rues et ruelles ou mettre en place les autres solutions à disposition ? Je pense que si le marcheur nocturne que je suis ne se sent pas gêné, la majorité d’entre nous, installée confortablement dans le confort de leur demeure, captivée par leur écran de télévision ou d’ordinateur ne s’en rendrait même pas compte.

En revanche, les finances de notre grand village, abreuvées par l’ensemble des contribuables se trouveraient allégées et… quel beau geste éco-citoyen !