Le Lavandou a beau grandir – surtout urbanistiquement – il reste un petit village. Un petit village où le proverbe “pour vivre heureux, vivons cachés” a l’air d’être un mode de vie.

Depuis que nous nous sommes lancés dans ce projet #energieslavandouraines pour les prochaines élections municipales au printemps 2020, nous avons rencontré, discuté, bavardé avec de nombreux lavandourains et lavandouraines.
Au cour de ces échanges, pas une seule fois nos interlocuteurs n’ont essayé de nous décourager de ce projet, bien au contraire !
“C’est super, allez-y” “Vous représentez le futur du Lavandou”, “vous êtes des jeunes d’ici, nés ici et c’est ce qu’il faut”, “il faut du renouveau”, “On en a marre il faut que cela change”, “Regain n’a pas mal fait, mais ils ont fait leur temps”… . Et il n’est pas encore question de savoir pour qui voter mais d’avoir – enfin – un choix plus important de listes candidates aux responsabilités durant les prochaines années.

Beaucoup estiment que jusqu’à présent il n’y avait pas énormément de choix. Depuis 1995, bien peu de listes se sont présentées. A la dernière élection, en 2014, les lavandourains et les lavandouraines avaient le choix entre une tendance politique très marquée avec Jean-Laurent Félizia, une personnalité moins lavandouraine, Thierry Saussez et l’éternel Gil Bernardi. Sans rien enlever des qualités de chacun d’entre eux, pour beaucoup le choix était un non choix et notre “écrivain Lavandourain” a attiré un peu plus de la moitié des votants. En 2020, très probablement, nous aurons encore les mêmes visages sur les affiches placardées sur les panneaux électoraux.

Aujourd’hui deux autres listes candidates à la candidature existent : Lavandou Renaissance et nos Energies Lavandouraines mais un problème majeur persiste dans notre petit village : pour vivre heureux vivons cachés, souvenez-vous… Beaucoup de personnes s’intéressent au Lavandou, sentent que le Lavandou doit évoluer, doit changer de cap pour retrouver de l’énergie. Bien peu osent faire le saut en avant, le saut qui fait qu’on passe de “passif” à “actif”, de “râleur” à “force de proposition”, de “perdant” à “gagnant”.

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Beaucoup ont peur (c’est le mot qui sort de leur bouche), mais peur de quoi ? De qui ? On comprend bien que, parfois, le fait de sortir de sa zone de confort n’est pas facile. Mais il faut oser ! Ce n’est facile pour personne. Même au sein des Energies lavandouraines, des gens s’exposent mais c’est aussi le seul moyen pour faire avancer le Lavandou. Si tout le monde reste chez soi, rien ne bougera. 

Beaucoup n’osent pas prendre part au débat local pour les prochaines élections municipales car ils ont peur que leur vie professionnelle soit impactée en se mettant à dos les actuels ou futurs élus. Et oui après 25 ans, qui seront peut être 31 – espérons que non -, le maire a un contrôle quasi stalinien sur le Lavandou. Le gens en ont peur et c’est aussi pour cela qu’il faut que cela change. Oui, le soleil brille, les plages se remplissent, les palmiers poussent et les fleurs colorent le Lavandou, mais derrière tout cela, les arrangements, les pactes de non agressions sont nombreux.

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Alors n’attendez pas que les initiatives viennent des autres ! Engagez-vous ! Allez voir les candidats, lancez-vous, osez ! Ce n’est pas forcément avec la finalité de se porter devant les urnes mais c’est pour faire vivre notre commune. Sinon, nous retomberons dans une liste “Regain encore”, nom qui en dit bien long des “années Bernardi” : au bout de son 4ème mandat, il admet lui même son bilan mitigé avec son nom de liste électorale étant donné qu’il n’y a de regain sur un élément que si celui-ci est en train de décliner…

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