Un maire et son équipe façonnent une commune autant d’un point de vue économique, social, urbanistique qu’environnemental. Ils sont responsables et élus pour cela. Ils créent nos paysages, notre cadre de vie ; parfois en l’améliorant et parfois, malheureusement, en le dégradant. Le maire sortant Gil Bernardi, qui se vante tant que « son » Lavandou est beau, a-t-il enjolivé ou mis en péril les équilibres fragiles de notre commune, autrefois un village un pécheur ? Lui qui se réfugie derrière les 83% du territoire communal classés en espace naturel mais qui en réalité lui sont imposés du fait du relief et de la loi, que fait-il des 17 % restants ?

Aux Energies Lavandouraines et avec Cap 2026, nous sommes tristes du virage pris par le maire sortant sur l’aménagement du territoire. Ce n’est pas un sujet à prendre à la légère car il formate le paysage pour des générations et des générations ; elles profiteront ou subiront nos actes d’aujourd’hui. Depuis notre plus tendre enfance, nous entendons les lavandourains se lamenter sur le front de mer du Lavandou, impactés par ces grands immeubles à l’esthétique et à la volumétrie contestables. Le maire sortant, M. Bernardi, n’a pas tiré de leçons de ces années dont il a lui même hérité. Il reproduit aujourd’hui tout ce que nous rejetons depuis des années, à savoir une urbanisation déraisonnée et non intégrée à l’environnement.

L’aménagement du territoire se réfléchit, s’étudie, s’intègre et dans tous les cas doit être progressif. Nous pouvons regretter les paysages des cartes postales anciennes mais la vie est ainsi faite. Nous évoluons, nous vivons en occupant l’espace. Cette occupation a été douce, progressive (sauf de rares exceptions) au départ ; puis, les quartiers se sont constitués et sont d’ailleurs arrivés à leur emprise quasi maximale. La différence entre les années 70 et aujourd’hui est qu’à l’époque les gens étaient moins sensibilisés à ces problématiques environnementales. Gil Bernardi ne pourra pas en dire autant. Et tous les palmiers du centre ville, toutes les jardinières fleuries ne pourront gommer ces erreurs stratégiques cruciales !

Encore des dizaines et des dizaines d’appartements à venir. Des immeubles, toujours plus d’immeubles ! 

En peu de temps, il a construit spontanément plus de 1000 logements, ce qui est une première dans notre histoire communale ! M. Bernardi l’a fait ! C’est du suicide urbanistique et environnemental pour ceux qui étaient là avant et les nouveaux arrivants ! 

Peut-être étions-nous en effet dans le besoin de construire de nouveaux logements au Lavandou pour permettre aux Lavandourains et à d’autres d’accéder à la propriété ou d’avoir un logement social ? Mais pas comme cela est en train d’être fait – si brutalement – par le maire sortant. 

Des questions restent en suspens : 

  • combien de personnes y habitent à l’année ? S’il ne s’agit principalement que d’appartement secondaires ou “Airbnb” ce sera encore plus un échec urbanistique… la population du lavandou ne sera pas régénérée et les écoles continueront de se vider
  • ces immeubles ont-ils profité aux habitants du Lavandou ou fait venir de nouvelles personnes ? 

Les réponses sont probablement mitigées mais il aurait fallu dans tous les cas se poser ces questions avant ! Maintenant nous ne faisons que subir et constater ! 

Nous ne sommes pas des ayatollahs de la protection de l’environnement contrairement aux courants parfois présents au Lavandou. Ces façons de penser extrêmes prônent bien souvent une “mise sous cloche”, une sanctuarisation des espaces naturels. Elles ne prennent bien souvent pas en compte l’humain, rationnel et sensible à la nature, qui a beaucoup à apporter à ces espaces car il en fait tout simplement partie intégrante. Je ne parle même pas de la légitimité de ces courants qui sont parfois plus proche du côté obscure que du côté vert de « l’environnementalisme ». 

Non, toutes les constructions ne se valent pas. Oui, il est possible d’évoluer raisonnablement pour permettre une intégration des bâtiments et des personnes sans défigurer brutalement un village, une commune, avec tous les dégâts collatéraux qui en découlent. Mais, autant de monde, sur un secteur sensible comme notre commune prise en étaux entre colline et mer, ne pas être une bonne solution !

Avec les Energies Lavnadouraines et Cap 2026, nous sommes très conscients et sensibles à ces questions. Nous enclencherons, si les lavandouraines et lavandou rains nous font confiance, une modification PLU du Lavandou dès notre élection avec l’objectif de stopper cette surdensification (entre autre) ; aussi brutalement que les robinets ont été ouverts par le maire sortant. Nous jouerons sur plusieurs curseurs qui sont en notre pouvoir : densité, volumétrie, hauteur, espace de pleine terre, distance entre construction, esthétique, intégration… le but étant de maîtriser, limiter, sans pour autant interdire. Chaque ancienne maison ne peut pas devenir un immeuble ; chaque immeuble ne doit pas devenir une tour. Le sujet est complexe et nous ne pouvons pas tout préciser dans cet article mais nous serons vigilants à conserver ce qu’il restera à conserver ; ce qu’il reste d’un esprit local et qui a fait son succès durant toutes ces années.

Tout comme les anciens et nous-mêmes avons parlé de l’insouciance des années 70 puis de M. Faedda avec l’erreur du golf de Cavalière et sa dette, compensées néanmoins par les équipements utiles qu’il nous a transmis (le “Nouveau port”, le Cosec, le Grand jardin et son golf, les tennis couverts…), nous parlerons à notre tour avec nos descendants des “années Bernardi”. Dans nos mémoires, Il en restera – probablement – l’embellissement du centre ville mais surtout ces nouveaux quartiers et ces immeubles soit disant “écologiques” qui ont changé à tout jamais notre cité. Bernardi a défiguré le Lavandou et a condamné les générations futures à subir irrémédiablement sa mainmise sur le Lavandou. 

Nos enfants, nos petits enfants, nos arrières petits enfants et toutes les générations à venir vous remercient amèrement monsieur Bernardi.

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