Ce n’est pas la première fois que la Cour des comptes pointe les défaillances de gestion de l’équipe municipale sortante du Lavandou. Cette fois, ce n’est pas seulement son action locale qui est mise en cause, mais aussi le rôle du maire sortant du Lavandou en tant que président du syndicat des communes du littoral varois.
Face à un constat circonstancié, quelle a été sa réponse ? Un laconique et provocateur : « nous faisons un travail exemplaire ». Or, la Cour des comptes a écrit noir sur blanc que « l’action publique – des communes du littoral – n’est pas à la hauteur ». L’écart entre le constat de la cour et la tableau dépeint par Gil Bernardi est abyssal.
La défense de notre littoral est devenue caricaturale au Lavandou. Des piquets de châtaignier, des big bags dont les fibres plastiques se désagrègent dans la mer, du sable déversé pour 120 000 € alors que 40 000 € étaient initialement prévus… et qui n’a pas tenu une semaine. Voilà ce que fait notre commune.
La Cour des comptes, elle, est claire et sans ambiguïté : « La réponse du bloc communal reste hésitante et dispersée, et peine à proposer des solutions. » Ou encore : « Les documents d’urbanisme continuent souvent d’ignorer les risques – quand ils ne les aggravent pas. » Ce constat, en droit administratif, a valeur d’alerte sérieuse, car il met en cause le respect des obligations de prudence et de prévention qui incombent à toute collectivité. Le maire sortant est ainsi pointé du doigt sur ses 2 casquettes.
Le maire sortant brandit toujours l’exemple du récif artificiel de Cavalière. Mais là encore, la Cour tranche : « Les interventions des collectivités locales se sont essentiellement attachées au renforcement des ouvrages de défense, alors que l’efficience de ces derniers apparaît relative, rapportée aux coûts de leur maintien en bon état. » Autrement dit, l’argument est juridiquement et techniquement fragile. D’un point de vue méthodologique, cette « expérimentation » est biaisée : sans comparaison avec une zone témoin, comment démontrer une efficacité réelle ? Pire encore, la modification des courants, provoquée par ce récif, pourrait-il avoir accentué le déséquilibre du sable sur la plage ? Quand on touche aux équilibres naturels, on finit toujours par avoir un retour de bâton de mère nature.
Et pourtant, le maire sortant insiste et prévoit désormais un récif artificiel à l’Anglade, pour plus de 2 millions d’euros ! Un nouveau projet coûteux -que vous pourrez stopper avec votre bulletin de vote- alors même qu’il refusait de récupérer simplement et logiquement le sable dérivé dans le port de Bormes, que la commune voisine proposait gratuitement. Résultat : des dizaines de camions ont emporté ce sable lavandourain vers d’autres communes plus à l’Est dans notre département. De la folie !
La Cour des comptes avertit encore : « Les collectivités locales doivent ainsi combler le retard » et devront envisager « la relocalisation ou le déplacement des équipements publics ». Ces recommandations prennent une résonance dramatique après les inondations de Cavalière. Nous pensons aux familles endeuillées, aux familles lourdement touchées, mais aussi aux équipements municipaux : la station d’épuration, vulnérable depuis 2008, a déjà subi de lourds dégâts. Et depuis 15 ans, qu’a-t-il été fait ? Rien ou presque. En droit, cela s’appelle une carence fautive.
Soyons lucides : si le littoral varois reste encore mieux préservé que d’autres départements, c’est uniquement parce qu’il est resté plus naturel. Mais aujourd’hui, c’est précisément ce capital naturel qui est menacé.
Ce qui manque à la municipalité sortante, c’est le courage. Le courage de dire « non » quand il le faut, et d’assumer ses responsabilités.
Comme toute nouvelle équipe élue, si vous nous accordez votre confiance dans moins de 8 mois, nous lancerons immédiatement les audits nécessaires — budgets, services, fonctionnement — et nous engagerons une révision complète du Plan Local d’Urbanisme. Cette révision sera fondée sur le droit, sur les réalités de notre territoire, et sur une vision à long terme. Submersion marine, débordement de cours d’eau, ruissellement : toutes ces problématiques seront intégrées, objectivement, avec courage.
Ce plan améliorera la protection de notre territoire et des Lavandourains. Nous agirons pour le Lavandou.
Nous ne promettons pas des miracles, mais du travail, de la rigueur et de la constance. Nous avons le devoir d’agir.
1 Comment
Laudine
Je rêve que Bernardi soit éliminé aux prochaines élections, ce maire est un ma-goui-lleur de première depuis 3 décennies, qui donne des autorisations (les plus longues bien sûr durée de 9 ans) à ses petits potes les saisonniers, aucune concurrence bien évidemment, et autorise les bateaux à être un peu trop près des baigneurs, c’est juste une honte. Et bien sûr ce maire fait également de la promotion canapé 😉 Jolie l’éthique Monsieur je me demande comment vous arrivez à vous regarder dans un miroir.